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Quelles métriques mesurer dans le suivi de la progression ?

Quelles métriques mesurer dans le suivi de la progression ?

La réponse à la question « comment avance la progression ? » dépend de ce que tu mesures. Un coach qui ne regarde que la balance peut croire qu'un client qui prend du muscle et perd de la graisse mais reste au même poids « ne progresse pas » — et cette fausse perception peut aussi anéantir la motivation du client. Les bonnes métriques montrent à la fois la réalité et gardent le client impliqué.

Pourquoi la balance ne suffit-elle pas à elle seule ?

Le poids corporel fluctue de 1 à 2 kilos d'un jour à l'autre avec l'eau, le glycogène, la digestion et les hormones. Quand le gain de muscle et la perte de graisse surviennent en même temps, la balance peut ne pas bouger du tout. Il n'est pas nécessaire d'abandonner totalement la balance, mais en faire le seul juge est une grosse erreur. Il faut voir la progression à travers plusieurs fenêtres différentes.

Les métriques qui valent la peine d'être mesurées

1. Les mensurations. Tour de taille, de hanches, de bras, de jambe. Si la balance est stable mais que la taille s'affine, la composition change — c'est la vérité que cache la balance.

2. Les métriques de performance. Charge soulevée, nombre de répétitions, distance/allure de course, souplesse. La performance précède souvent le changement visuel et c'est ce qui donne au client la sensation la plus concrète de « je progresse ».

3. La photo. Des photos prises à intervalles réguliers, avec la même lumière et le même angle, montrent le changement que l'œil qui se regarde chaque jour dans le miroir ne peut percevoir. C'est l'un des outils de motivation les plus puissants.

4. Les métriques de constance. Nombre d'entraînements réalisés, taux d'assiduité. Le résultat est le produit du comportement ; mesurer le comportement permet de détecter les problèmes avant que le résultat ne se dégrade.

5. Les mesures subjectives. Énergie, qualité de sommeil, humeur, niveau de douleur. Même non chiffrées, elles déterminent si le client poursuivra ou non, et sont souvent plus importantes que les résultats physiques.

À quelle fréquence mesurer ?

Il n'est pas nécessaire — c'est même nuisible — de mesurer chaque métrique chaque jour. Un rythme pratique :

  • Poids corporel : moyenne hebdomadaire (ne te focalise pas sur la fluctuation quotidienne).
  • Mensurations + photo : toutes les 4 semaines.
  • Performance : naturellement enregistrée à chaque entraînement.
  • État subjectif : bref point hebdomadaire.

Renvoie les données au client

Garder les données recueillies dans un dossier ne crée pas de valeur : c'est les montrer au client qui en crée. La phrase « regarde, en 8 semaines ta taille a perdu 4 cm et tu as ajouté 10 kilos au squat » est plus puissante que n'importe quel discours de motivation. Présenter la progression par des graphiques, de façon visuelle, fait du client un partenaire de l'aventure.

Les bonnes métriques sont à la fois ta boussole et ton meilleur outil de motivation. Le coach qui regarde à travers plusieurs fenêtres voit à la fois la vraie progression et garde son client sur la bonne voie.


o-pt-pt rassemble les données de mesures, de performance et de progression de tes clients au même endroit et les présente sous forme de graphiques — toi comme ton client voyez clairement l'évolution.

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